Si l’I.V.G. (interruption volontaire de grossesse) a libéré la femme, l’I.V.G. (interruption volontaire de gras donc de gastronomie) l’a aliénée.
Parlons tout d’abord libération grâce à cette loi. Une femme n’est plus l’esclave de son ventre, elle n’est plus juste bonne qu’à faire la cuisine, le ménage et la vaisselle.
Elle n’est plus une « pute » si elle trompe son mari mais une femme libérée qui mange pour son plaisir, fait l’amour quand elle en a envie et adhère parfois à la célèbre association Ni putes, ni soumises.
Elle n’a plus besoin d’être une féministemilitante, L’I.V.G. l’a émancipée
MIl n’est pas étonnant que l’extrême-droite soit contre.
Et son slogan : « Laissez-les vivre », est une absurdité.
Le fœtus n’est qu’un potentiel de vie, une matière en gestation et en aucun cas un être vivant.
Parlons à présent de ce qui aliène la femme : l’interruption volontaire de gras, de gastronomie.
C’est une croisade rétrograde qui arrange les industriels de l’agroalimentaire et de la grande distribution, c’est de la pub marketing et du conditionnement.
Cela donne les mannequins anorexiques et nos enfants les imitent.
Ceux de la pub ont compris qu’en conditionnant madame, en lui faisant croire que son image n’est positive que si sa silhouette est svelte, que le look à la Renoir ou à la Rubens était à remiser dans un passé décadent, allant jusqu’à pousser le paradoxe en prônant la taille de guêpe, les jambes filiformes tout en vantant la silicone pour gonfler les seins, on oublie l’essentiel et on préconise le dérisoire, le superficiel, et le bidon : voilà bien l’image de la communication actuelle.
Voilà le drame d’une certaine nourriture qui aliène au lieu de libérer.
(Extrait de « Mes Mots gourmands » de Marc de Champérard – Edition PUF)